Le générique de Carnivàle a été créé par le studio A52. Il a gagné l'Emmy du meilleur générique en 2004.

 

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La création

Le générique a été créé en Haute Définition (1920x1080) en utilisant un procédé à mi-chemin entre 2D et 3D (appelé 2.5D). Des oeuvres d'art et des archives ont été découpées en différents plans de profondeur avec Photoshop (Adobe), puis assemblés sous Houdini (Side Effects), rendus avec le moteur Renderman (Pixar), et finalement compositées sous Inferno (Discreet).

Le réalisateur est Angus Wall, les producteurs exécutifs sont Rick Hassen et Darcy Leslie Parsons, le producteur Scott Boyajan.

Les images d'archive, rassemblées par la société Absolutely Archives, viennent de sources diverses (Amistad Research Center, Art Resource, Corbis, Freer Gallery of Art, The Mary Evans Picture Library). Les films d'archive viennent de CMG Worldwide, FAST Images, Film Archive, Grinberg Images, John E. Allen (JEA), Inc., Streamline et de UCLA Film & Television Archives.

Les images créées spécialement pour le génériques ont été faites par Jimmy Yamasaki, de 88phases.

Quand à la musique, elle a été composée par Wendy Melovin et Lisa Coleman, et mixée par Richard Davis.

 

L'image d'une série

Le générique peut être vu comme une métaphore de la série. Il fait un appel à un passé recomposé, qui semble historique mais ne l'est pas vraiment (dans le générique, les tableaux de diverses époques sont parfois inversés, des personnages déplacés, etc.). Diverses thématiques se mêlent (religion, guerre, fête), et sont ponctuées par des images d'archive qui placent le contexte dans les années 30. On nous les montre comme un cadre, plutôt dramatique : Dust Bowl, montée des fascismes, Klu Klux Klan... Les images sont fugitives et se morphent rapidement en autre chose.

Ce morphing est en lui-même révélateur de la série : les choses ne sont pas ce qu'elles semblent, elles peuvent se tranformer sans que cela nous saute aux yeux. De même, le fait de rentrer littéralement dans les tableaux montre qu'on ne voyait pas tout d'eux dans notre regard lointain et bidimensionnel. Il y a différents calques, épaisseurs, dans ces images, comme dans la série. Différentes lectures sont nécessaires, et si on détourne le regard trop longtemps, on se retrouve facilement perdu.

Un générique, à l'image de la série, très esthétique mais non dépourvu de sens.

Voilà quelques oeuvres reconnues dans le générique (un grand merci à Indy pour la recherche iconographique!!!)

Le léviathan, Gustave Doré.

Jean Fouquet. Bataille entre les Romains et les Carthaginois, in Histoire Ancienne jusqu’à César et Faits des Romains.

Tours, vers 1470-1475. Louvre, Paris.

La danse des paysans, de Brueghel le vieux

Création du soleil et de la lune, 1511, par Michel Ange. Chapelle Sixtine, Vatican

Le jugement dernier, 1541, par Michel Ange. Chapelle Sixtine, Vatican

Les derniers jours de Pompéi, 1933, par Karl Brullov (1799-1852). Musée russe de Saint Pétersbourg

Saint-Michel terrassant le dragon, de Raphaël (1518). Musée du Louvre

Saint François recevant les stigmates (vers 1395 – 1300), Giotto. Musée du Louvre

Crucifixion, Josse Lieferinxe

Calvaire, Ercole de Roberti